Artal
jeudi 1er juin 2006, par La rédaction
Pour ce mois de juin, nous avons le plaisir de vous inviter à découvrir Artal. Chacun des poèmes de cet auteur a laissé une forte impression sur le comité de lecture. Dès lors, il nous était difficile de ne pas résister à l’envie d’en savoir plus sur l’homme se cachant derrière ces vers. Nous le remercions donc d’avoir répondu à nos questions.
Année de naissance : 1950Nationalité : Française
Pays de résidence : France
Nom de membre : Artal
Email : gerard.hartalrich@wanadoo.fr
Ses rapports avec l'écriture
- Comment avez-vous découvert l'écriture ?
Je me souviens alors que je venais d'avoir dix huit ans et un mois de bonnes vacances inoubliables à Bargemon , un petit village provençal, dans les chaleurs de Juillet qui suivait mai 1968 et mon année très perturbée en marge des heures de cours, qui m'aura fait refuser de celles qui auraient dû suivre. Je disais donc me souvenir, crayonner mes premiers poèmes assis sur un mur de pierres sèches formant les remparts du bourg, en compagnie d'une charmante rouennaise et passer ainsi de nombreux après midi à contempler nos rimes et l'étendue forestière où portait notre vue dans la projection d'un avenir poétique des plus restreints...Par la suite, ayant préféré les chiffres aux mots et la famille aux rimes, ces dernières (les rimes) auront attendu que l'acte de naissance de l'homme s'immole à la poussière et qu'une certaine folie s'installe afin lui faire vomir ses brocards et lazzis voire même, les formes « priapes dévoyées » que nous connaissons ou à venir...Le poète n'est plus l'homme tandis que le personnage se nourrit de perceptions artificielles afin se profiler dans les fastes du Pinde... Est-ce l'âge le grand pourvoyeur de mes mots ou la souvenance nostalgique de ces beaux et bons moments ?
- Depuis combien de temps écrivez-vous ?
J'écris la poésie et autres narrés depuis la nuit de mes nouveaux temps dans l'heure où m'est apparu l'humano-divin par la mesure de ses inspirations, voire de mes divagations parfois déraisonnées...Disons, depuis une quinzaine d'années après avoir boudé la plume plus de vingt printemps.
- Comment vivez-vous votre écriture ?
Je ne vis pas mes compositions, je les subis alors qu'elles exercent sur moi, un pouvoir non désiré comme on endure la pluie et le vent, le mal et la mort, la charogne et la haine...Je me moque de l'après, je nourris le durant.
- Quels sont vos genres littéraires favoris ?
Aveuglément, je répondrai les genres qui me portent aux illuminations tels les rattachements poétiques Baudelairiens, mais j'ai plutôt tendance à obéir au ravissant universel qui fournit la sève aux obsessions de ma plume... Il est une loi qui régit la nature de l'homme, celle qui montre que chaque élément est le serviteur de l'autre, je veux dire par là que sans lumière, il n'y aurait point d'écriture donc, point de genre favori.
- Quels sont vos écrivains préférés ?
Aucune préférence particulière, j'aime les auteurs dans leur ensemble, j'apprécie ou non l'œuvre dans son détail et non pas la distinction de l'homme pour l'ensemble de son œuvre. Je néglige parfois Baudelaire pour une « Poussière » de Marcel Revest, le romantique Rimbaud à la portée symbolique de Verlaine aux « Ténèbres ensoleillées » de André Romane... etc.. L'abstention d'une préférence, j'opte pour le penchant, refusant la prééminence et privilégiant l'égalité des auteurs parce qu'ils sont auteurs.
- Avez-vous déjà été édité et si oui comment ?
Je n'ai jamais été édité mais actuellement, j'établis une relation intelligible entre mes poèmes et quelques notes d'accords pour un des hommes de l'art dans l'édition, très intéressé... J'ai écrit l'histoire d'une famille « De Caffoz à Caffot » déposée en mon site, mais encore un roman historique actuellement soumis au regard d'un attentif éditeur...
- Avez-vous un livre de chevet et si oui, lequel et pourquoi ?
Le message à l'humanité, « le livre du souvenir », un programme qui se veut grandiose sous le regard de l'Eternel et de Christ. Sa douce influence est une consolation, une rosée de candeur virginale par l'amour dont beaucoup sont en manque de nos jours...Mais encore, pour un repos total de l'esprit qui m'anime, je me sustente dans la soumission inéluctable de la « Fleurs de poésie arabe » car comme il est intelligemment rapporté, « Il n'est pas au monde de littérature qui soit plus riche que l'arabe en traités didactiques mis en vers ».
Autres
- Avez-vous d'autres passions que la littérature ?
Oui, la généalogie, une science que j'apprécie particulièrement, laquelle m'aura fait découvrir des êtres aujourd'hui couchés au grand repos et devenus de véritables amis familiers, surgissant parfois en mes visions enfiévrées...
- Quelque chose à ajouter ? ;)
Outre mes remerciements aux « Accents Poétiques » un oasis pour poètes et lecteurs assoiffés de la belle rime, mais encore, des clins d'yeux aux forgeurs de destins qui se reconnaîtront...
