Au voleur
samedi 1er novembre 2008, par Jacques Herman
Au voleur au voleur
Il m’a coupé les ailes
S’écria l’ange
En courant dans les rues
Dévastées par la guerre
D’une fenêtre ouverte
Un vieillard cacochyme
Egrotant
Valétudinaire
Le teint cadavérique
Mais la face rieuse
Le suit du regard
Pitoyable
Pathétique
L’ange trébuche
Sur la racine
Du dernier rouvre
Du boulevard
Une gamine issue
Du siècle passé
Joue avec un cerceau
Carré
Il est près de deux heures
A l’horloge du clocher
C’est l’heure creuse
Que personne jamais
N’a tenté de remplir
Une miette du temps
Triste à mourir
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