Autistes-moi
mardi 15 février 2005, par Ange

A l’ombre de tes cils, les affres de ton secret vivant demeure
Dans ce regard sans fond aux échos de l’absence
Où s’engouffrent sans bruit mes rythmiques espérances
Où se perdent, s’égarent, mes chères doléances
Mes cris d’amour de mère écorchée des élans
Aux réponses muettes accrochées à tes gestes
Tes silences sans nom, se fourvoient dans mes larmes
Se noient d’être complice dans ma fièvre détresse
Errent dans un monde aux murs chapés de quotients
Mortifiants ma logique à vouloir déchiffrer
L’histoire muette des silences, emmurée
Suant la solitude d’un monde inexprimé
J’étouffe de ne pas savoir si tu entends
Mon ange, mon âme si pleine et maternelle
Mon langage et les chemins que j’ouvre à la truelle
De tout ce poids d’amour immense et immortel,
Mais moi je ne le suis pas et la peur s’engouffre
A mon âme de devoir te laisser à ce gouffre
Immense et plombé de l’inconnu dont tu souffres
A l’ombre de tes cils, les affres de ton secret vivant demeure.
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