Denis Baribeau
samedi 1er avril 2006, par La rédaction
Pour ce mois, nous avons voulu faire honneur à un internaute qui nous a adressé une nouvelle qui a fait impression sur la plupart des personnes composant le comité de lecture. Intitulée "Quoi", et élue nouvelle du mois pour avril 2006, elle donne l’envie d’en savoir plus sur son auteur, ce que nous avons donc fait.
Année de naissance : 1951Nationalité : Canadienne
Pays de résidence : Canada
Nom de membre : Denis BariBeau
Email : baribeau.laflamme@sympatico.ca
Ses rapports avec l'écriture
- Comment avez-vous découvert l'écriture ?
Par la littérature. D'une part, parce que la lecture m'a permis d'écouter; d'autre part, parce que l'écriture m'a permis de parler. Enfin, parce que l'Être ne peut être sans mots.
- Depuis combien de temps écrivez-vous ?
Depuis l'adolescence. J'ai commencé à écrire des poèmes, puis des chansons et enfin des réflexions. Mais c'est tout ce qui reste.
- Comment vivez-vous votre écriture ?
Comme un discours impossible à dire.
- Quels sont vos genres littéraires favoris ?
Les essais, la philosophie, la littérature historique et les biographies.
- Quels sont vos écrivains préférés ?
Je n'ai pas d'auteurs favoris.
- Avez-vous déjà été édité et si oui comment ?
Oui et pour un seul poème intitulé « {Poly ...} » (ci-joint en annexe), aux Éditions Guérin, Poètes québécois d'aujourd'hui 1994 - 1997, Montréal, 1998, 316 pages. Ce poème prend pour inspiration le drame survenu à l'École Polytechnique de Montréal, le 6 décembre 1989.
- Avez-vous un livre de chevet et si oui, lequel et pourquoi ?
Non, je n'ai pas de livre de chevet.
Autres
- Avez-vous d'autres passions que la littérature ?
Oui. La lecture !
- Quelque chose à ajouter ? ;)
Je suis heureux d'avoir pu partager avec vous cette brève présentation. Merci.
Poly ...
Un jour, femme, je te dirai, je t'aime,
Des profondeurs de la vie, de l'autre côté de la mort,
Du passé, du présent, de l'avenir, de l'expérience du corps,
Fidèle au principe qui l'anime, s'y achemine et en essaime,
Sans aucun mot, une unique fois, à toi seule et pour toi-même,
Le jour, femme, où je te dirai, je t'aime.
Je te le dirai,
Avec cette force tranquille qu'a la raison des choses,
Loin de ce mal d'homme qui me rend si morose,
Et dont les fantasmes affligent le monde : de frustrations, de violences, de haines et de névroses.
Femme, délivre mon amour, que je t'aime enfin,
Que je vive, avant que je ne meure, ma féminessence,
Que j'oeuvre au destin obscur de la vie, vivante absurdité,
Debout avec mes fleurs, à craindre mon existence et sa portion d'éternité.
Denis BariBeau
4 Avril 1951
* : relatif au drame du 6 décembre 1989 à la polytechnique de Montréal
Un jour, femme, je te dirai, je t'aime,
Des profondeurs de la vie, de l'autre côté de la mort,
Du passé, du présent, de l'avenir, de l'expérience du corps,
Fidèle au principe qui l'anime, s'y achemine et en essaime,
Sans aucun mot, une unique fois, à toi seule et pour toi-même,
Le jour, femme, où je te dirai, je t'aime.
Je te le dirai,
Avec cette force tranquille qu'a la raison des choses,
Loin de ce mal d'homme qui me rend si morose,
Et dont les fantasmes affligent le monde : de frustrations, de violences, de haines et de névroses.
Femme, délivre mon amour, que je t'aime enfin,
Que je vive, avant que je ne meure, ma féminessence,
Que j'oeuvre au destin obscur de la vie, vivante absurdité,
Debout avec mes fleurs, à craindre mon existence et sa portion d'éternité.
Denis BariBeau
4 Avril 1951
* : relatif au drame du 6 décembre 1989 à la polytechnique de Montréal
