Le jour me nuit
mardi 3 novembre 2009, par Olivier Jacobi
Les ombres des cheminées
Se découpent en gris foncés
Sur la tôle blanchie par le soleil
D’un toit de Paris ; je m’éveille ;
Un marteau-piqueur crève l’asphalte ;
Les travaux sont dans la rue ;
Les stores d’un bleu de cobalt,
A moitié baissés, masquent une grue.
Et moi, dans mon lit défait,
Je joue au cerveau lent,
Qui, sur un champ et au vent,
Déploie dans les airs ses pensées, ses regrets :
Que la nuit ne dure pas toujours,
Avec ses rêves blancs et sourds ;
J’ai encore, sous mes paupières,
Deux rires d’amour, un écrin de lumière.
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