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Accents poétiques

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Derniers messages

  • Alain
    Des vers qui rappellent Octavio Paz dans son sonnet III :

    Del verdecido júbilo del cielo
    luces recobras que la luna pierde
    porque la luz de sí misma recuerde
    relámpagos y otoños en tu pelo.

    El viento bebe viento en su revuelo,
    mueve las hojas y su lluvia verde
    moja tus hombros, tus espaldas muerde
    y te desnuda y quema y vuelve yelo.

    Dos barcos de velamen desplegado
    tus dos pechos. Tu espalda es un torrente.
    Tu vientre es un jardín petrificado.

    Es otoño en tu nuca: sol y bruma.
    Bajo del verde cielo adolescente,
    tu cuerpo da su enamorada suma.

    Par Alain, · Posté(e)

  • Alain
    Je les sens, brillantes, parsemer ma prairie ;
    Paquerettes blanches à la poitrine d'or.
    Sous le tendre soleil d'un matin qui s'endort,
    Je garde les yeux clos, ô douce rêverie !

    Paquerettes blanches à la poitrine d'or,
    Vous battez en mon coeur un rythme ralenti.
    Je garde les yeux clos, ô douce rêverie !
    Ainsi que la rosée, mon âme s'évapore.

    Vous battez en mon coeur un rythme ralenti,
    Je vous respire, fleurs, par chacun de mes pores.
    Ainsi que la rosée mon âme s'évapore,
    Portée par les zéphyrs comme les pissenlits.

    Je vous respire, fleurs, par chacun de mes pores,
    Je sens vos racines se gorger de ma vie.
    Portée par les zéphyrs, comme les pissenlits,
    Je m'en vais apaisée vers les cieux de la mort.

    Par Alain, · Posté(e)

  • Alain
    eppur si muove !
    Et c'est vers le doute que le moi tend, sans doute.

    Par Alain, · Posté(e)

  • Sophie
    Des mots délicats et sensibles, Nills Exo. Une mise en musique réussie.

    Par Sophie, · Posté(e)

  • Sophie
    Si les vagues prémonitoires
    Mordent le sable avec fascination
    À l’ombre immaculée d’un rivage
    Le bleu de l’écume apaise les reflets
    Et la courbe des falaises
    Frissonne comme un serment paysage

    C'est très beau, Pierre. Un paysage d'une belle densité.

    Par Sophie, · Posté(e)

Le panthéon des poètes disparus

Derniers ajouts au panthéon

  • Sophie ·
    Soulève ta paupière close Qu’effleure un songe virginal ; Je suis le spectre d’une rose Que tu portais hier au bal. Tu me pris encore emperlée Des pleurs d’argent de l’arrosoir, Et parmi la fête étoilée Tu me promenas tout le soir. Ô toi qui de ma mort fus cause, Sans que tu puisses le chasser Toute la nuit mon spectre rose A ton chevet viendra danser. Mais ne crains rien, je ne réclame Ni messe, ni De Profundis ; Ce léger parfum est mon âme Et j’arrive du paradis. Mon destin fut digne d’envie
    Sophie
    Sophie
    • 2 commentaires
    • 212 vues
  • Nils Exo ·
    Je veux peindre la France une mère affligée, Qui est entre ses bras de deux enfants chargée. Le plus fort, orgueilleux, empoigne les deux bouts Des tétins nourriciers ; puis, à force de coups D’ongles, de poings, de pieds, il brise le partage Dont nature donnait à son besson l’usage : Ce voleur acharné, cet Esaü malheureux, Fait dégât du doux lait qui doit nourrir les deux, Si que, pour arracher à son frère la vie, Il méprise la sienne et n’en a plus d’envie ; Lors son Jacob, pressé d’avoir jeûn
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 2 commentaires
    • 364 vues
  • Alba ·
    Ami, le hibou pleure où venait la colombe, Et ton sang souterrain a fleuri sur ta tombe, Et mes yeux qui t’ont vu sont las d’avoir pleuré L’inexorable absence où tu t’es retiré Loin de mes bras pieux et de ma bouche triste. Reviens ! le doux jardin mystérieux t’invite Et ton pas sera doux à sa mélancolie ; Tu viendras, les pieds nus et la face vieillie, Peut-être, car la route est longue qui ramène De la rive du Styx à notre humble fontaine Qui pleure goutte à goutte et rit d’avoir pleuré. Ta m
    Alba
    Alba
    • 5 commentaires
    • 384 vues
  • Nils Exo ·
    Le verbe égal à Dieu, splendeur de sa lumière, Avant que les mortels sortis de la poussière, Aux rayons du soleil eussent ouvert les yeux ; Avant la Terre, avant la naissance des cieux, Éternelle puissance, et sagesse suprême, Le verbe était en Dieu, fils de Dieu, Dieu lui-même. Fils de Dieu, cependant fils de l’homme à la fois, Peut-il toujours égal… je m’arrête, et je crois. Faible et fière raison, dépouille ton audace. Le vent souffle : qui peut en découvrir la trace ? Étonnés de son bruit, n
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 309 vues
  • Nils Exo ·
    Mes remparts sont fondés…. ville aux larges contours, Quel tremblement de terre ébranlerait tes tours ! Pour les foyers nouveaux, ainsi qu’aux jours antiques, Je taillai de mes mains quelques dieux domestiques ; Puis, afin de savoir s’il ne renfermait pas D’autres hommes encore échappés au trépas, Je voulus, en volant, faire le tour du globe. Aux premières lueurs que laissa poindre l’aube, Devant tous mes sujets je forçai, sans trembler, Le prodige d’Icare à se renouveler. De son funeste sort je
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 537 vues
  • Nils Exo ·
    Je revenais du Louvre hier. J’avais parcouru les portiques Où le chœur des Vénus antiques Se range gracieux et fier. A ces marbres, divins fossiles, Délices de l’œil étonné, Je trouvais bon qu’il fût donné Des palais de rois pour asiles. Comme j’allais extasié, Vint à passer une pauvresse ; Son regard troubla mon ivresse Et m’emplit l’âme de pitié : - Ah ! m’écriai-je, qu’elle est pâle Et triste, et que ses traits sont beaux ! Sa jupe étroite est en lambeaux ; Elle croise avec soin son châle
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 407 vues
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