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Accents poétiques

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  • Joailes
    Sous le néon bleu qui grésille comme un insecte mourant, je suis assise sur une banquette en skaï craquelé, au fond du café de la gare dont le plafond accuse vingt-trois taches d’humidité (je les ai comptées).
    J'ai commandé un expresso qui a mis du temps à venir malgré son nom, le serveur semble débordé et il ne doit pas comprendre l'italien ; il me propose une corbeille de croissants et j'en prends un, le moins brûlé.
    Il me demande vous voulez un peu de lait ?
    J'ai envie de lui dire que j'aurais commandé un crème, si tel était mon désir, mais je me contente d'un geste expressif de la main qu'il capte fort bien.
    Il s'éloigne et l'on entend siffler le train.
    Je regarde autour de moi, j'aime bien observer le peuple et je gribouille dans mon carnet quelques réflexions qui me viennent à l'esprit.
    Je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps que cela, la plupart des voyageurs lisait le journal, certains poussaient l'outrecuidance à se parler en attendant leur train !
    Aujourd'hui, ça n'a plus rien à voir, chacun a le nez sur son téléphone qui remplit toutes fonctions.
    Le décor est quelque peu décevant, l'inspiration me fuit.
    Je commande une orange pressée, par respect pour tous ces gens qui le sont aussi, qui s'accordent des pauses écran sans répit.
    Le serveur est plus rapide cette fois, il me propose un second croissant, je vois bien qu'il n'a aucune considération pour ma ligne ; il a peut-être une prime chaque fois qu'il vide la corbeille.
    Dans une volière, près du comptoir, s'égosillent des bengalis dont le ventre orange met un peu de gaieté dans ce décor sans joie.
    Le café de la gare a perdu son pouvoir, tout est en cage et j'ai un sérieux coup de blues.
    Une femme en blouse vient passer la serpillère, un enfant a renversé sa grenadine et sa mère, en gabardine, le réprimande doucement tandis que le serveur ne peut réprimer un regard désapprobateur.
    J'entends le sifflet du chef de gare, quelqu'un joue du piano.
    Je note qu'un clochard se confond sur le trottoir sale et gris, que ça sent la pisse et l'ennui, le vieux graillon et l'œuf pourri.
    Je règle mes consommations, voici venir l'heure du sandwich au jambon-cornichon et de la bière, à vue de nez il ne doit pas être loin de midi, j'ai besoin d'air.
    Je sors de mon sac mon boîtier magique et me téléporte tout en haut de la colline, sous les oliviers.
    Le soleil m'accueille, me serre dans ses bras.
    Mais quel besoin as-tu d'aller en bas ? me demande-t-il, voyant ma mine déconfite.
    C'est pour étoffer mes histoires, dire des choses que je n'ai pas encore écrites, voir ...
    et puis regarde ! J'ai ramené des bengalis au ventre orange !
    Et le soleil sourit et danse sur mes yeux qui ont trop vu ; je n'ai jamais vouvoyé quelqu'un en tutu qui fait des entrechats sur mes paupières déçues.
    Il me caresse et j'oublie ma tristesse et ma déconvenue.
    Un jour, je n'écrirai plus ce que j'ai vu ; je n'irai plus "en bas" sous les néons d'un monde las, je n'irai plus là-bas et le café de la gare ne se souviendra pas de moi.
    Moi non plus.
    Ce matin là, pourtant, le soleil avait disparu ; il pleuvait dru et les oliviers tout argentés n'étaient pas aussi tristes qu'un matin sur le quai, où un pianiste s'évertuait à consoler des bengalis enfermés.


    (joailes -) 7 mai 2026 - 23h 36


    Par Joailes, · Posté(e)

  • Joailes
    Quand l'amour dicte d'aussi beaux vers, c'est qu'il est sincère. J'aurais pu tout citer et commenter chaque strophe, mais je préfère savourer en silence ... ⭐

    Par Joailes, · Posté(e)

  • Alba
    Création graphique et photographie personnelles


    La Rose Orange

    Sous le grand chapiteau d'un monde inimitable,
    Je suis la rose orange en robe de brocart,
    Je danse au firmament, délicate oeuvre d'art,
    Célèbre à Guggenheim, au MoMA comparable.

    On me croit artifice et songe pitoyable,
    Succédané de fleur faisant le grand écart,
    Mais je suis pur joyau, dame sur le rempart,
    Mon velours délicat est piège redoutable.

    C'est bien tout l'avenir qui rêve à travers moi,
    Frégate lumineuse et conquête de roi,
    Le chemin que je trace a parfum d'aventure.

    Arlequin me vénère et voudrait se parer
    D'un costume semblable à cette enluminure
    Qui me vêt toute entière et sait me chavirer.

    Alba

    Par Alba, · Posté(e)

  • Sophie
    Merci infiniment Thy Jeanin pour ces mots et ce retour si fin.
    Dans cet espace, trouble et vivant, l'âme reprend sa part instinctive et sauvage.
    Sedna devient alors le trait d'union entre l'humain, l'animal et le monde intérieur.

    Par Sophie, · Posté(e)

  • Thy Jeanin
    Une humilité qui me rappelle celle de Dante face à Beatrix. La présence de l'aimée est incarnée de façon ambiguë (lèvres de fruit / cheveux de cendre) et le mystère de la relation s'épaissit avec l'allusion finale à "un autre univers". Touchante confession dont ce beau sonnet est l'écrin.

    Par Thy Jeanin, · Posté(e)

Le panthéon des poètes disparus

Derniers ajouts au panthéon

  • Sophie ·
    Soulève ta paupière close Qu’effleure un songe virginal ; Je suis le spectre d’une rose Que tu portais hier au bal. Tu me pris encore emperlée Des pleurs d’argent de l’arrosoir, Et parmi la fête étoilée Tu me promenas tout le soir. Ô toi qui de ma mort fus cause, Sans que tu puisses le chasser Toute la nuit mon spectre rose A ton chevet viendra danser. Mais ne crains rien, je ne réclame Ni messe, ni De Profundis ; Ce léger parfum est mon âme Et j’arrive du paradis. Mon destin fut digne d’envie
    Sophie
    Sophie
    • 2 commentaires
    • 1 138 vues
  • Nils Exo ·
    Je veux peindre la France une mère affligée, Qui est entre ses bras de deux enfants chargée. Le plus fort, orgueilleux, empoigne les deux bouts Des tétins nourriciers ; puis, à force de coups D’ongles, de poings, de pieds, il brise le partage Dont nature donnait à son besson l’usage : Ce voleur acharné, cet Esaü malheureux, Fait dégât du doux lait qui doit nourrir les deux, Si que, pour arracher à son frère la vie, Il méprise la sienne et n’en a plus d’envie ; Lors son Jacob, pressé d’avoir jeûn
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 2 commentaires
    • 1 023 vues
  • Alba ·
    Ami, le hibou pleure où venait la colombe, Et ton sang souterrain a fleuri sur ta tombe, Et mes yeux qui t’ont vu sont las d’avoir pleuré L’inexorable absence où tu t’es retiré Loin de mes bras pieux et de ma bouche triste. Reviens ! le doux jardin mystérieux t’invite Et ton pas sera doux à sa mélancolie ; Tu viendras, les pieds nus et la face vieillie, Peut-être, car la route est longue qui ramène De la rive du Styx à notre humble fontaine Qui pleure goutte à goutte et rit d’avoir pleuré. Ta m
    Alba
    Alba
    • 5 commentaires
    • 647 vues
  • Nils Exo ·
    Le verbe égal à Dieu, splendeur de sa lumière, Avant que les mortels sortis de la poussière, Aux rayons du soleil eussent ouvert les yeux ; Avant la Terre, avant la naissance des cieux, Éternelle puissance, et sagesse suprême, Le verbe était en Dieu, fils de Dieu, Dieu lui-même. Fils de Dieu, cependant fils de l’homme à la fois, Peut-il toujours égal… je m’arrête, et je crois. Faible et fière raison, dépouille ton audace. Le vent souffle : qui peut en découvrir la trace ? Étonnés de son bruit, n
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 488 vues
  • Nils Exo ·
    Mes remparts sont fondés…. ville aux larges contours, Quel tremblement de terre ébranlerait tes tours ! Pour les foyers nouveaux, ainsi qu’aux jours antiques, Je taillai de mes mains quelques dieux domestiques ; Puis, afin de savoir s’il ne renfermait pas D’autres hommes encore échappés au trépas, Je voulus, en volant, faire le tour du globe. Aux premières lueurs que laissa poindre l’aube, Devant tous mes sujets je forçai, sans trembler, Le prodige d’Icare à se renouveler. De son funeste sort je
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 917 vues
  • Nils Exo ·
    Je revenais du Louvre hier. J’avais parcouru les portiques Où le chœur des Vénus antiques Se range gracieux et fier. A ces marbres, divins fossiles, Délices de l’œil étonné, Je trouvais bon qu’il fût donné Des palais de rois pour asiles. Comme j’allais extasié, Vint à passer une pauvresse ; Son regard troubla mon ivresse Et m’emplit l’âme de pitié : - Ah ! m’écriai-je, qu’elle est pâle Et triste, et que ses traits sont beaux ! Sa jupe étroite est en lambeaux ; Elle croise avec soin son châle
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 646 vues
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